21 septembre 2008
La nuit noire
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Raouché
" Les soirs étaient souvent très agréables, quand la mer renvoyait enfin un peu de la fraîcheur du large. Les Beyrouthins arrivaient sur la corniche.
Les terrasses accrochées à flanc de Raouché se remplissaient, c'était le meilleur moment pour voir le soleil croquer la pierre crue des falaises.
Là, comme partout au Liban, on faisait chauffer les braises pour fumer le narguilé. J'ai souvent pratiqué le narguilé…
Du tabac, tous les parfums, pomme, fraise, ou des saveurs plus corsées du tabac de Syrie, mais rien que du tabac, et le plaisir apaisant d'oublier, les hommes, la vie, la mort, de quoi demain sera fait…
Le plaisir… voluptueux… de se laisser glisser… lentement… dans la nuit noire…"
Jean-Claude Forestier
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